• Texts

    love writing. and it's like i am.

  • Bonjour ou bonsoir.

    Cette petite lettre est adressée à certaines personnes qui se reconnaîtront au fil du texte. Certaines sont des semblant d'amis tandis que d'autres sont des manipulateurs assumés. On a tracé un petit bout de temps ensemble, depuis le CE1 si je ne m'abuse. Et malheureusement pour vous, j'ai bien compris votre petit jeu.

    Ouais, c'est lâche en soi d'écrire pour se défouler ici et de ne pas dire en face. Mais personne ne me prend au sérieux, que voulez-vous.

    Vous, qui me disaient chaque jour un petit pic par-ci, une petite moquerie par là.
    Vous, qui vous moquiez de moi puis était premier à demander d'être avec moi pour les travaux scolaires de groupes.
    Vous qui m'avez fait espérer à une quelconque amitié depuis... Ouaaah, bah depuis longtemps.

    Vous vous souvenez, lorsque vous faisiez des classements aussi stupides que cons que cruels, de filles baisables, de filles intellos. Prenez-vous les filles pour du bétail ou est-ce un simple complexe d'infériorité qui vous pousse à jouer un rôle ? Vous vous souvenez lorsque vous me disiez que j'étais un squelette, un planche à pain, connaissant pertinemment mes complexes par rapport à mon poids ?
    Vous vous souvenez lorsque vous m'envoyiez des petits pics par rapport à mon orientation sexuelle ?

    Vous vous souvenez des vos parents, qui vous mettaient la pression pour entrer en compétition avec moi au niveau des notes ? Et vous, vous obéissiez et tentiez de me déstabiliser à tout prix.

    Vous vous souvenez lorsque vous me gueuliez dessus en groupe pendant un cours, et même le prof n'est pas
    intervenu ?

    Lorsque vous vous mettiez en groupe pour venir m'insulter, que vous me huiez pendant un cours à cause de ma nouvelle coiffure... Vous ne vous en souvenez pas ?

    Lorsque l'un d'entre vous à fait genre qu'il allait me frapper à la sortie des cours car je ne le prenais pas au sérieux, tout ça pour que j'aille m'excuser et ensuite que je découvre que ce n'était que du foutage de gueule. Vous ne vous en souvenez pas ?


    Et je parle de vous, chers messieurs, mais vous les filles, enfin une plus particulièrement, tu n'es pas mieux.
    Depuis le début de collège je me voilais la face en pensant naïvement que quelqu'un pouvait changer comme ça. Pff.
    Vous croyez que je ne te voyais pas quand toi, chère fille, rigolais avec les garçons en cours lorsqu'ils faisaient des classements débiles entre une fille que je vais nommer Inès et moi ? Tu crois que je n'ai jamais vu qu'après les promesses que tu faisais à tout le monde style "Mais moi je parle plus aux garçons et tout", tu repartais voir les garçons pour continuer de te foutre de ma gueule ?

    En tout cas, félicitations. Chaque personne citée dans cette lettre a réussi son objectif. Si je parlais à l’imparfait pendant toute la lettre, et bien sachez que c'est assez paradoxal, puisque tout ce que j'ai raconté dure, jusqu'à aujourd'hui.

    Sachez que oui, j'ai perdu confiance en moi. Mais en plus de ça, sachez qu'à cause de vous, j'ai pensé à des choses telles que la mutilation, et bien pire.
    Beaucoup d'entre vous diraient "Ouah t'es une gamine, c'est rien ce qu'on a fait". Mais s'il vous plaît, prenez ma place ne serait-ce qu'une semaine, ou une journée, et là vous serez à même d'en juger.

    Lila.

     


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  • *Texte un peu violent et triste, âme sensible s'abstenir. Je rappelle que ce texte est ENTIÈREMENT fictif, je n'encourage absolument pas le suicide !*

    J'en ai juste putain de marre. Marre de tout. La vie, ma vie, tout. Je ne veux plus qu'une rivière douce s'empare de moi, je veux avant pouvoir être une vague qui emporte tout sur son passage.
    Je veux prendre le premier objet qui me viens, et le jeter. Je veux que le monde se souvienne de moi, mais pas pour le meilleur, pour le pire. Je veux crever, comme une merde. La mort au paradis doit être bien. Mais je veux descendre aux enfers. Là-bas, la crainte doit être multipliée et la douleur éternelle. Je veux souffrir. Je suis déjà morte intérieurement, mais je veux mourir une deuxième fois. Je veux prendre un pistolet, et me tirer dessus. Maintenant. Je n'ai plus aucune raison de rester. Qui me retiendrais de toute façon ?
    Je veux qu'on me passe de la drogue, qu'on me tire une balle, qu'on me pousse du centième étage, je veux partir de la pire manière possible. Je veux couler seule, j'ai eu trop mal.

    J'étais amoureuse, je le suis et le serais. La seule chose qui pourrait me maintenir tout de suite, c'est lui. Que lui. J'ai toujours cette douce musique qui se joue dans ma tête, cette futilité qui m'emporte plus loin que je le voudrais, cette connerie qui me pousse dans les recoins de moi, qui me fais comprendre sans bien saisir, la vie. La seule chose qui m'a apportée bonheur, mais malheur. La seule qui fais autant de mal que de bien. C'est l'amour. L'amour putain. J'aimerais reprendre le fil, mais je n'en peux plus. Je suis trop perdue. Je ne veux qu'une chose, c'est qu'on m'enlève de ce monde le plus vite possible. Il me hante trop, je veux l'oublier. Je constate qu'un photo de lui traîne ici. Bordel. Oublie le. Je t'en supplie, oublie le. Seul lui peut te maintenir, mais c'est trop tard. Maintenant, dis simplement au revoir à la vie. Sa conscience saura qu'il en est la cause, j'espère qu'il sera heureux, et j’espère qu'il souffrira. Tel est l'amour.
    Au revoir.

     


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  • Pour mon grand père. End the 28/03/2017.

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  • 2 000 visiteurs, merci.
    Concernant le texte, je sais que c'est un dénouement simple etc... Mais j'ai fait exprès pour que ça soit un mini-texte et non une fiction. Bonne lecture :)

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  • J'aime la pluie. Même lorsqu'il fait froid, j'aime sentir ses gouttes sur mon corps. J'ai envie d'enlever mon manteau, mon violon, et de profiter. Chaque petite gouttelette qui tombe représente quelque chose pour moi, c'est le destin. Chaque gouttelette qui tombe est un message que nous n'arrivons pas à lire. C'est là où Edgar Allan Poe veut en venir : il dit que l'imagination est la capacité à percevoir les analogies, ou tout simplement les choses cachées sur Terre. Peut être ai-je cette imagination dont il parle, je n'en sais rien. Je crois juste en mon destin, et là où il me mènera. J'aime contempler la gare, le paysage, sentant toujours cette fine pluie effleurer mon manteau. Je monte dans mon bus, je m'assois près de la fenêtre, et je continue. Je pense qu'on ne profite pas assez de ce que la vie nous montre, on ne profite pas assez des paysages qui nous entourent, ils nous semblent banales car ils sont quotidiens, mais profitez tout de même car il y a un moment où on ne pourra plus voir ce monde si routinier, et à ce moment là, on se rendra compte qu'on a raté quelque chose, au fond de sa tombe.

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    Je la fixe. Elle, et tout ce qui l'entoure. Je déteste la voir dans cette position de force, mais la lutte est impossible. Je ne parle pas de caractère, mais uniquement de superficialité. Malheureusement. C'est comme ça, on ne comprend pas, on suit. Notre société nous pousse à juger sur l'apparence. On a beau contredire ce propos, on ne peut pas contredire notre communauté, on s'y plie. Je continue de la fixer, j'essaie de comprendre. Pourquoi elle et pas moi ? Pourquoi la fille parfaite est-elle si stéréotypée ? Pourquoi le monde qui nous entourent nous pousse à être quelqun d'aussi bas d'esprit et ne pensant qu'à sa silhouette ? Il n'y a que ces gens là qui sont appréciés, c'est bien dommage. Moi, je vais me contenter de servir dans l’intérêt des autres, pendant qu'elle, choisit sa tenue du lendemain avec son petit milliard d'amies. Moi, je vais aller pleurer dans mon coin car j'ose être original, elle, impose sa mode, aussi ridicule qu'elle soit. Une étiquette avec nos connaissances est indélébile, elle fait qu'on soit influent ou qu'on ne le soit pas. Je la regarde, et finis par être fière de ne pas être comme elle, par être fière de prendre conscience de tout ça, car elle est si entourée, que ces personnes lui empêchent de voir la vérité de toute cette supercherie.

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    Believe in your dreams, Lila.


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