• Ce qui ne tue pas rend fort

    2 000 visiteurs, merci.
    Concernant le texte, je sais que c'est un dénouement simple etc... Mais j'ai fait exprès pour que ça soit un mini-texte et non une fiction. Bonne lecture :)

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    Je ne pouvais lui pardonner, elle m'avait trahi, je l'avais découvert. Elle ne m'avais pas dit la vérité, elle se cachait, elle n'était pas fière d'elle, ce que je comprenais. Mais ce que j'ignorais, c'est la raison. Je n'avais pas de raison de l'admirer car je n'avais pas la raison. La raison de cette trahison, de cette mascarade. Ma mère, je la haïssais. Jusqu'à aujourd'hui. C'était un mardi pluvieux, je la soupçonnais. Je la suivi, à son travail, je séchais les cours, mais je m'en foutais, il fallait que j'en ai le cœur net, bien qu'il fut sailli en découvrant la vérité. Me faisant discrète, j'arrivai dans un quartier sombre, lugubre, je croisai une dame avec peu de tissu sur elle, mais beaucoup de maquillage, elle semblait attendre quelqu'un. Pour enfin tout découvrir. Une mafia. Ma mère était donc, au lieu de la fière institutrice qu'elle prétendait être, une criminelle. J'avais neuf ans, mais j'avais beau être jeune et innocente, j'avais bien compris ce qui se traficotait entre elle et ses camarades cagoulés avec qui elle discutait. Depuis ce jour, je tourne mal. En cinquième, je me suis mise à fumer, pour me tuer à petit feu, car j'ai une conscience, et que celle-ci m'empêchait de dormir, et de ne pas me sentir coupable de ce massacre. Ma mère avait fait ça à cause de moi, j'en étais persuadée, je n'avais jamais été une fierté pour elle. J'étais une collégienne, malheureuse, en manque d'explication Si seulement mon père était là. Enfin, si on avait voulu me dire qui c'était. Il s'est échappé, c'était un lâche, mais je souhaitais quand même sa présence. A part ça, je la voyais tous les jours, elle me dégoutait.
    Un jour, elle eût visiblement marre de tout ça, car j'entendis sa voix un peu grave me dire
    "Assieds-toi, il faut que je te parle"
    Je me suis mise à pleurer. Je savais que cette discussion allait changer ma vie. Comment je le savais ? Car c'était la première fois depuis ce mardi pluvieux qu'on se parlait.
    "Je ne suis pas la criminelle que tu crois. Je suis une institutrice.
    - Je ne comprends pas....Pourquoi....Tu continues de me mentir malgré les faits...Je dis entre mes sanglots.
    - Ce que tu ne comprends pas, c'est ce que tu n'as pas voulu entendre toutes ces années. Ce que tu ne veux pas comprendre, c'est que tout ce que j'endure, c'est pour toi, pour moi. Me répondit-elle en sentant sa colère monter.
    - Quoi ? Mais je t'ai surprise, les faits sont là, ma mère est donc une menteuse en plus d'une criminelle ? Et bien j'en suis fière ! Quand je repense au fait qu'avant tout ça, tu osais me gronder quand je faisais une bêtise ! Mélanie Maria Catherine, ma mère, tu as fait la plus grosse bêtise de ta vie, et tu as osé avoir de l'autorité sur moi ?! Je dis, complètement hors de moi.
    - D'accord. Il faut que je te dise tout. Maintenant. Promets-moi ne me laisser te raconter tout ça, sans m'interrompre.
    -...Je t'écoute.
    - J'ai rencontré ton père, tout se passait...
    - Attends, je la coupai, quel est le rapport avec...pa...pa ?
    - Chhhht ! Tout se passait bien avec ton père, jusqu'à ce que je tombe enceinte. Ton père ne désirait pas cet enfant, il a commencé à être agressif avec moi, même si il ne m'a jamais frappé. Il m'a par contre demandé à plusieurs reprises d'avorter, ce que j'ai refusé. En réalité, je ne savais pas pourquoi il ne souhaitais vraiment pas cet enfant. J'ai donc accouché, et lui a disparu. Un jour, tu étais à l'école, j'étais bel et bien institutrice, ton père est venu sur mon lieu de travail pendant la pause, et c'est là que tout à commencé. Il m'a fait chanter. Il menaçait de mettre fin à tes jours si je n'acceptait pas de travailler pour sa société. Je ne suivais pas. Je me demandais quelle société, il était comptable, et sûrement pas assez qualifié pour recruter quelqu'un ! Mais je compris vite. Il était en réalité à la tête d'une bande de criminels, qui allait dans les quartiers bourges pour voler le maximum d'objets de valeurs. Enfin, des criminels quoi. J'ai donc été obligée, autour de tes cinq ans, de commencer à mener une double vie. Institutrice le jour et voleuse la nuit. J'étais obligée pour ne pas te perdre. Puis tu m'a découverte, sauf que j'étais obligée de continuer. Et tu es ici, tu as grandi, sauf que je suis prisonnière de cette histoire, et enfermée là où ton destin se choisit.
    - Je...Maman...Ce n'est...pas toi...Maman !"
    Et j'éclatai en sanglots une nouvelle fois.
    Je ne savais pas pourquoi, mais cette sensation en moi, cette sensation bizarre, à cause, ou grâce à elle, j'étais persuadée qu'elle ne me mentait pas. Trop bizarre, vraiment, je n'arrivais pas à m'en débarrasser.

    Et depuis, aujourd'hui, tout va mieux. Ma mère s'est décidée à tout raconter à sa sœur, et celle-ci à porté plainte contre lui, car ma mère avait réussi à enregistrer une preuve de son chantage qui persévérait toutes ses années. Devant la cour, il nia son acte mais les preuves étaient contre lui, et il fut donc derrière les barreaux. On apprit d'ailleurs que ma mère n'étais pas la première femme à qui il faisait le coup : il séduisait puis trouvait quelque chose pour les faire chanter, et ce depuis 10 ans. Mais beaucoup ne cédaient pas au chantage, sauf qu'elle se voyaient dans l'obligation de quitter le pays. Horrible non ? Mais bon, il y a des cons partout sur Terre...
    Je suis lycéenne, et j'ai remonté la pente. J'ai arrêté ces cigarettes qui me déglinguaient la santé.
    Ma vie n'est peut être pas plus simple aujourd'hui, mais elle est plus sereine. Mon aventure m'a appris à avoir du recul sur les choses, à gérer mes émotions. Elle m'a fait prendre en maturité, car apprendre une telle chose sur son propre père n'est pas facile. Il a été dur au début de me détacher de tout ça, mais cette histoire fait désormais simplement parti de mon vécu, et je ne regrette rien car ce qui ne tue pas rend fort.


  • Commentaires

    1
    Vendredi 24 Février à 19:53

    Ta conclusion est super! Elle fait passer un beau message. Bravo!

    2
    Samedi 25 Février à 15:53

    Ton texte est beau ! *^*

    Le message que tu fais passer à la fin est super aussi !

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    3
    Samedi 25 Février à 16:37

    Je suis de l'avis de Lawayn et Mimicat, la conclusion fait vraiment passer un beau message. Et ton texte est très bien écrit, les mots sont variés et j'adore !

    Par contre, j'ai juste une petite question. Comme je ne suis pas française je ne sais pas quelle âge on a en cinquième. Tu pourrais me le dire s'il-te-plaît ? Même si ce n'est pas très important dans l'histoire j'aimerais bien le savoir...

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